Sommaire:
Dans
une Amérique future et néanmoins déjà
présente, la guerre contre le crime et la drogue
a conduit le pouvoir à ouvrir des camps de rééducation
des toxicomanes et à multiplier les condamnations
à mort. Les exécutions font même
l’objet d’un show télévisé
à succès. L’instigateur de cette
croisade est l’attorney général,
Melvin Hutchinson, qui a rétabli la pendaison
car elle est la forme d’exécution la plus
économique. Avec une cote de popularité
au plafond, il est en passe de devenir le premier vice-président
noir des États-Unis. Mais Melvin est un homme
complexe qui, entre sa mère, sa femme et sa sœur,
n’a pas vaincu ses démons personnels. Il
cache un secret qui est en passe de le détruire.
Publié
aux USA en 1996, ce premier roman de Jake Lamar a pour
toile de fond un pays rongé par l’intolérance,
la colère et la haine, où les rapports
entre Noirs et Blancs sont devenus irrémédiablement
conflictuels. Jugé à l’époque
comme «une œuvre visionnaire à la
"Docteur Folamour" », ce livre se révèle
aujourd’hui étonnamment prophétique.
Les
Critiques:
"...Trois
personnages pour une plongée panoramique dans
une société américaine ultraréactionnaire
à partir de sa communauté noire «passée
de Martin Luther King à Rodney King», autour
de ce constat : victime de la part des Blancs de la
ségrégation, du racisme, des préjugés,
du rejet, le Noir américain les reproduit, à
l'endroit des Blancs mais aussi à son propre
endroit, crée à son tour d'autres carcans,
se retrouve piégé par ses propres contradictions.
Dit comme ça, l'affaire a un côté
thèse-antithèse de troisième cycle
que le roman n'a pas, iconoclaste, sarcastique et redoutablement
drôle (comme l'était d'ailleurs le précédent
opus de Lamar publié ici, le Caméléon
noir)..."
Sabrina
Champenois - Libération
"...
[Lamar vit] bien loin de la ségrégation
qui subsiste dans son Amérique natale, sinon
dans les textes, du moins dans les têtes. Et c'est
ce qu'il démontre magistralement dans son roman..."
Josiane Guéguen, Ouest-France
"...un
livre qui soulève la question des races aux Etats-Unis
- que le pays a semblé redécouvrir après
le cyclone Katrina - sans manichéisme et par
le biais d'une satire brillante."
Christine Gomariz, Paris-Match
"L’auteur
tord le cou avec rage et humour à quelques préjugés
bien ancrés....Ce n’est qu’un roman,
une fable brillante et à peine futuriste, et
pourtant, on a froid dans le dos."
Marie-Caroline Aubert, Marie-Claire
"…Lamar
n’est jamais pour autant un auteur pessimiste
: sa violence est tenue constamment en laisse et son
livre, qui débute sur une première phrase
raide ("Je pourrais tous vous tuer"), s’achève
sur un moment d’accalmie, une lueur d’espoir.
Entre les deux, l’écriture de Lamar est
toute tendue, et c’est bien cela qui tient ici
en haleine, constamment."
Joseph
Ghosn - Les
Inrockuptibles
"…Inutile
de dire qu’il n’y a rien de politiquement
correct dans ce roman écrit en 1996 mais situé
dans une Amérique future qui se rapproche de
plus en plus….Avec violence et humour, Jake Lamar
renvoie tout le monde dos à dos en nous parlant
des contradictions et des pièges que les Noirs
se sont tendus à eux-mêmes, reproduisant
les mêmes préjugés, la même
ségrégation que ceux dont ils ont souffert.
Loin du fameux « rêve » de Martin
Luther King, brusquement obsolète."
Christine Ferniot, Télérama
"Une
oeuvre puissante et complexe, à la fois visionnaire,
émouvante et pleine d’humour....Thriller
d’idées, Nous avions un rêve
ne donne pourtant pas de réponses faciles à
des questions complexes. L’intelligence provocatrice
du récit doit beaucoup aux charactérisations
de Lamar, qui sait camper de nombreux personnages avec
un double regard, empathique et critique, chaleureux
et distancé, lui permettant d’embrasser
une multitude de points de vue sur les déchiriures
de l’Amérique."
Roger Gaillard, www.letemps.ch
"Ce
premier roman de Jake Lamar est redoutable...il frappe
par sa force et sa puissance visionnaire.....Autour
de trois personnages, l’auteur tisse une excellente
intrigue, c’est captivant, érudit, cela
tourne autour de problèmes cruciaux...un grand
bravo."
www.entre2noirs.com
"Cette
anticipation politique, écrite en 1996, est plus
que jamais d'actualité....un roman visionnaire...A
lire d'urgence!"
Hubert
Artus - L'Echo des Savannes
"Un
premier roman où le style et l’écriture
parfaitement maitrisés sont au service d’une
intrigue aux petits oignons. Un mélange subtile
de politique, de thriller et d’humour, car Jake
Lamar malgré la noirceur de son propos sait rester
drôle."
Old
Seven - La Noir’Rôde
"Jake
Lamar est un nom qui revient régulièrement
dans les conversations en France ces dernières
semaines….Fable cruelle et sans concession, roman
de la cruauté et de la désillusion, Nous
avions un rêve est un ouvrage salutaire et malheureusement
bien trop lucide sur une Amérique qui se refuse
toujours à affronter ses problèmes raciaux."
Magazine
du Musée du Quai Branly
"…on ne peut que saluer le puissant roman de Jake Lamar et souligner qu’il réitère sous un angle neuf la grande question - la seule question ? - que posait déjà en 1952 Ralph Ellison dans son chef-d’oeuvre, Homme invisible, pour qui chantes-tu ? « Quand donc enfin un Noir sera-il tout simplement un homme ?"
Roger Martin, L'Humanité |